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Présentation des membres de la Table de concertation en habitation de la MRC de LAmiante
Carole Mercier
- 12 ans comme agent de développement au GRT (développement de projets de logements);
- 4 ans comme conseillère en développement rural et de léconomie sociale au CLD de la MRC de LAmiante (intérêt et soutien au développement en milieu rural et dans laccès à des outils de développement répondant aux besoins des municipalités rurales).
Jean Houle
- 22 ans comme agent de développement et chargé de projets au GRT;
- 4 ans comme membre du conseil dadministration de lassociation des groupes de ressources techniques du Québec (AGRTQ).
Claude Turcot
- 15 ans comme directeur général de loffice municipal dhabitation de Thetford Mines;
- 2 ans comme directeur général de la Résidence Arc-en-Ciel, centre dhébergement pour des personnes avec des déficiences physique et/ou intellectuels et je gère 14 autres logements à même cette bâtisse dont 7 logements sont du logement social.
Paulette Beaudry
- Coordonnatrice dun organisme communautaire autonome sadressant aux jeunes adultes de 16 à 35 ans et aux familles;
- Responsable depuis trois ans de La Maisonnée O.S.B.L. (logement social de 16 logements dont 6 pour les 16-35 ans);
- Promotrice de plusieurs coopératives et O.S.B.L. en logement depuis 1970.
Historique
Historique du logement communautaire
Le logement communautaire (coopératif et associatif) apparaît au Québec au tournant des années 1970 dans un contexte de transformation du monde urbain, démergence de nouveaux besoins en matière de logement et de fléchissement des politiques gouvernementales en matière dhabitat. Les traits particuliers du logement communautaire proviennent à la fois des apprentissages des générations précédentes de logement social et des aspirations nouvelles qui apparaissent dans les mouvements de citoyens. Nécessitant dimportants moyens de financement pour se développer, le mode de fonctionnement du logement communautaire est également en partie conditionné par les rapports quil entretient avec lÉtat, les institutions financières et le marché. Les ambitions des citoyens se conjuguent avec celles des politiques dhabitation, dessinant un compromis entre les caractéristiques de la forme associative et les objectifs de la politique de logement social.
Les politiques publiques viennent répondre à des besoins concrets de la population. Les interventions du milieu communautaire en habitation ont beaucoup évolué depuis maintenant 30 ans, passant de la revendication dinterventions publiques à de linnovation, par des programmes daide aux initiatives locales. Le milieu communautaire est allé plus loin en négociant certains paramètres des programmes et même en élaborant et en proposant des programmes de son cru.
En 1977, suite à un colloque réunissant les acteurs communautaires et la SHQ, le gouvernement décidait de favoriser la création de GRT dans lensemble du Québec plutôt que développer davantage sa société dÉtat. Cétait le choix dun partenariat avec la communauté : soutenir les initiatives du milieu notamment en favorisant lexistence dune compétence indépendante des gouvernements. Lattrait de la flexibilité mène à sen remettre au secteur privé coopératif et sans but lucratif ainsi quaux municipalités pour livrer et gérer le logement social. La mixité socio-économique recherchée par le mouvement dhabitation communautaire pour créer des milieux de vie équilibrés comportant, pour lÉtat, lavantage de rejoindre un large éventail de la population, sadressant tant aux ménages à faibles revenus quà ceux faisant partie du bas des couches moyennes. Qui plus est, la diversité des revenus doit permettre déviter les tensions sociales dues à la concentration des ménages à faible revenu afin de diminuer la résistance des résidants du quartier à accueillir de nouveaux résidants.
Début 1993, le regroupement québécois des GRT (Association des groupes de ressources techniques en habitation du Québec - AGRTQ - ) et des coopératives, (Confédération québécoise des coopératives dhabitation CQCH -), considérant que les programmes alors disponibles ne rejoignaient pas les objectifs du milieu en matière de développement coopératif, ont élaboré et déposé à la SHQ une proposition de programme. Celle-ci comportait dimportants changements quant aux modes de financement et de suivi traditionnellement pratiqués par les gouvernements. Cétait au moment même où le gouvernement fédéral se retirait complètement du développement du logement social, quil soit public ou communautaire.
Le gouvernement québécois, hésitant à prendre seul la responsabilité du logement social, lensemble du milieu communautaire en habitation fit alliance pour obtenir des engagements gouvernementaux. La proposition AGRTQ/CQCH seul élément concret sur la table devint la base des revendications communes.
Dabord testé par une programmation expérimentale (PARCO en 1995), le programme est devenu AccèsLogis en 1997. Pour la première fois au Québec, les paramètres du programme ont été discutés et négociés avec le milieu communautaire. Cette approche a été grandement facilitée par la création du Fonds québécois dhabitation communautaire (FQHC), qui agit depuis ce temps comme lieu de concertation où tous les intervenants publics et communautaires se retrouvent généralement sur un pied dégalité.
Les changements apportés au fonctionnement des offices municipaux (OMH) depuis quelques années témoignent également de linfluence des pratiques communautaires sur les politiques publiques. La présence dassociations de locataires appuyées par une Fédération québécoise, a graduellement forcé les OMH à tenir compte des demandes des résidants dans la gestion des immeubles. En 2002, des modifications à la loi de la SHQ ont officialisé cette participation des résidants en leur donnant des mécanismes structurels de fonctionnement.
La possibilité nouvelle pour les OMH de réaliser des projets à même les programmes daide, autrefois réservés au logement communautaire, est aussi un facteur de changement pour ces organisations publiques. Le choix de loger une mixité socio-économique de locataires, lobligation de concevoir et de réaliser eux-mêmes leurs projets responsabilité autrefois dévolue à la SHQ obligent les OMH à modifier sensiblement leur mode de fonctionnement. Lavenir nous dira si les résultats se rapprocheront de ce qui se pratique dans le milieu communautaire.
Depuis maintenant 30 ans, les gouvernements soutiennent le développement de logements communautaires par le biais de programmes daide. Le gouvernement québécois est allé un peu plus loin en 1978 en choisissant dappuyer les communautés qui désiraient prendre en main lensemble du processus de développement, grâce, notamment, à la présence de GRT issus du milieu. Les liens entre la SHQ et les communautés ont évolué favorablement par des échanges constants et des collaborations souvent étroites. Les influences mutuelles observées, pourraient être qualifiées de relations partenariales. Une nouvelle étape a été franchie en 1997 lors de la création du Fonds québécois dhabitation communautaire : la SHQ acceptait de conditionner ses pouvoirs décisionnels aux opinions et demandes de lensemble des acteurs publics et communautaires concernés par le logement communautaire. Ce partenariat quasi égalitaire ne va pas de soi et demande à toutes les parties dimportants ajustements au plan, non seulement du fonctionnement, mais aussi au plan idéologique. Cette nouvelle culture en émergence demande temps et investissement pour devenir réellement créatrice.
Historique de la Table de concertation en habitation
À lété 2004, après plusieurs rencontres sur différents dossiers portant sur lhabitation avec monsieur Laurent Lessard, alors député de Frontenac et adjoint parlementaire au ministre des Affaires municipales du Sport et des Loisirs et à sa demande, car le gouvernement a annoncé un politique en matière dhabitation, les intervenants du milieu se sont donc concertés afin de faire le point sur la situation du logement dans notre région et élaborer un mémoire sur ce que pourrait contenir une politique dhabitation avec des enjeux nationaux et locaux.
À cet effet, Monsieur Lessard a invité les différents intervenants en habitation de la MRC de lAmiante, à collaborer par lentremise dune « Table de concertation en habitation » ayant comme objectifs :
- Mettre en commun les expertises des organisations ayant un lien avec lhabitation dans la MRC de lAmiante;
- Se doter dun portrait de la situation actuelle en développement du logement social et communautaire;
- Identifier les nouveaux besoins en logement dans la MRC.
Comme moyen dintervention, la Table de concertation a décidé délaborer un mémoire en vue dinfluencer le gouvernement sur la future politique dhabitation. Ce mémoire contient notre vision dune politique dhabitation, les principes et les objectifs de cette politique ainsi que des recommandations en termes de développement régional.
À la Table de concertation de la MRC de LAmiante, nous avons ciblé 3 visions sur lesquelles le gouvernement pourrait baser sa politique en habitation.
- Une qui placera le logement social au cur de lintervention gouvernementale, un logement communautaire est beaucoup plus avantageux à long terme et servira à de nombreux ménages à revenu modeste de différentes générations.
- Une autre vision qui cherchera à faire passer laide au logement par le marché privé de lhabitation et de lextension de lallocation-logement. Le gouvernement pourrait établir un programme dallocation-logement pour régler les problèmes liés à labordabilité des logements, car dans certaines régions le vrai problème nest pas celui de la pénurie de logement mais bien de labordabilité des logements.
- Un programme dallocation-logement universel devrait alors être accompagné dune série de mesures contraignantes pour le marché privé : contrôle serré des loyers, de la qualité des logements etc. Tout cela dans un contexte où, au contraire, le secteur privé réclame des allègements, sinon labolition pure et simple des contrôles actuels.
- Enfin une troisième vision, qui allierait les deux précédentes, en fonction des besoins exprimés par les municipalités et de la capacité de payer des clientèles identifiées et des acteurs économique.
Contexte général
La Table étant constituée de représentants de diverses organisations qui portent une attention et qui ont une préoccupation particulière pour lhabitation, nous avons dû, établir des principes autour desquels nous allions faire converger le contenu de notre mémoire.
Une politique de lhabitation devra tenir compte des principes suivants:
- La politique doit intégrer le droit au logement comme un principe fondamental, ce droit au logement ne signifiant pas seulement davoir un toit sur la tête, il convient de linterpréter comme le droit pour tous à un lieu où lon peut vivre en sécurité, dans la paix et dans la dignité;
- Le droit au logement signifie aussi la capacité de payer sans avoir à se priver de dautres besoins essentiels, davoir laccès au logement sans discrimination etc. De plus, ce droit doit être reconnu pour toutes les personnes ou familles, quels que soient leur revenu, leur sexe, leur origine ethnique, leur condition sociale, leur croyance religieuse, leur santé physique ou mentale, etc. ;
- Une politique dhabitation doit favoriser larrivée de nouveaux citoyens y compris les immigrants, palier à lexode des jeunes bref favoriser laccroissement de la population et toujours dans une préoccupation de la qualité de vie des citoyens et de loccupation du territoire;
- La prise en compte des besoins de tous les citoyens, des réalités et capacités des communautés concernées ;
- La dimension dappropriation et de prise en charge des conditions dhabitation par les résidants et leur communauté sont toujours des gages de réussite à long terme, tant au niveau immobilier, quau niveau social. Cette politique doit reposer sur une analyse profonde des besoins réels en matière dhabitation qui prends en considération la multitude de réalités des régions qui diffèrent des grands centres ;
- La politique doit donc permettre aux résidents des petites municipalités de se prévaloir des différents programmes dhabitation qui tiennent compte des réalités économiques de celles-ci et dont la portée sera transversale, cest-à-dire que la politique engagera lensemble de lappareil gouvernemental. Cette politique devra assurer la cohésion entre les diverses autres politiques (ex : Politique nationale de la ruralité), règlements ou lois actuellement en vigueur (ex : Loi de lutte à la pauvreté) ou à venir;
- La cohésion de laction gouvernementale est nécessaire et la politique devra toucher lensemble des secteurs de lhabitation, du développement de lindustrie, les normes de construction, le logement privé, le logement social et communautaire;
- Cette politique doit permettre de contrer la détérioration physique des habitations dans les quartiers existants depuis de nombreuses années et ainsi prévenir «la détérioration» même de ces vieux quartiers;
- Il est important que la politique introduise la notion darrimage entre les instruments de planification et de développement au niveau régional (la MRC) et les moyens daction en habitation. Par exemple, le schéma daménagement et de développement de la MRC devrait déterminer des objectifs spécifiques en habitation sociale (nombre de ménages à desservir, nombre de logements sociaux par municipalité, etc.
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- Elle devra aussi rendre possible le déploiement du logement sur lensemble du territoire rural et urbain et prévoir des modulations aux programmes et mesures en conséquence, loccupation du territoire et lexode.
Une politique de lhabitation devra avoir les objectifs suivants:
- Maintenir des normes nationales strictes pour assurer aux ménages un traitement égal;
- Rendre accessible et disponible le logement aux plans social et économique;
- Maintenir le seuil de 25% maximum des revenus consacrés pour se loger ;
- Revoir les règlements de location et dattribution afin de permettre une plus grande mixité de revenus et tenir compte des nouvelles réalités sociales (ex : garde partagée) et assurer la cohésion entre les politiques, lois et règlements en vigueur ou à venir ;
- Assurer une meilleure cohésion entre les différents intervenants;
- Se donner des objectifs collectifs à légard du maintien et du développement du parc de logements sur un territoire donné;
- Assurer loccupation du territoire;
- Se doter de standards et de normes de qualité en habitation;
- Prendre en compte lévolution du parc résidentiel en fonction des besoins de la société;
- Investir sur une base annuelle et récurrente dans le développement du logement social, accessible à lensemble des municipalités de notre territoire et adaptés aux réalités de ces dernières. On doit mettre laccent sur limportance de larrimage entre les instruments de planification locale tel le schéma daménagement de la MRC ou le plan daction des Agences régionales de services sociaux et de santé ainsi que le développement communautaire en matière dhabitation sociale;
- Favoriser les passerelles entre les acteurs du logement social et les intervenants du milieu.
Les acquis et les enjeux
Assurer la reconnaissance du droit au logement par laccessibilité, en fonction du respect de la capacité de payer des ménages;
Les acquis :
- Notre patrimoine collectif est important (1.7 milliard valeur au livre);
- Le logement social ne représente que 9 % du parc provincial actuel sont des logements qui appartiennent à la collectivité plutôt quà des intérêts privés. Ils sont sans but lucratif et sont financés par lÉtat qui y exerce une réglementation, cest donc dire quils peuvent être offerts à des prix inférieurs au marché et ce, pour une qualité supérieure des logements privés similaires.
- Le logement social assure une permanence dans laccès à un logement de qualité pour plusieurs générations de locataires. Cest une action structurante à long terme. Il contribue au maintien de léquilibre social de la communauté (quels seraient les effets de ne pas en avoir?) À long terme, cest une formule rentable, il y a création dun avoir collectif et ses coûts dopération sont plus stables que laide à la personne ( ex. : croissance des coûts du programme HLM en moyenne inférieure à laugmentation des loyers au cours des 7 dernières années).
- Le logement social facilite laccès à diverses formes dentraide et de service et permet un plus grand contrôle des locataires sur leurs conditions dhabitation.
- Le logement social permet doffrir un parc de logements de qualité à des prix abordables. Il permet de répondre adéquatement à une grande variété de besoins spécifiques, de même quà suppléer le marché privé dans la revitalisation sociale et économique du territoire.
- De plus le logement social est un réel rempart contre toute forme de discrimination, on ne choisit pas les locataires en HLM.
- Les fonds attribués par le gouvernement fédéral dans le programme logements abordables sont toujours utilisés en entier dans notre province, tandis quailleurs, ce nest pas le cas.
- Les programmes permettant la prise en charge par la population de leur condition de logement par le biais dOBNL et de coopératives dhabitation doivent être maintenus. Le logement communautaire répond à des besoins spécifiques et à diverses clientèles y compris les familles et personnes seules.
- Il est important de sensibiliser et de donner les moyens aux différents organismes et intervenants locaux afin quils puissent simpliquer dans le développement de logements communautaires. La politique doit assurer le financement adéquat et récurrent pour le maintien, la consolidation et le développement des organismes de soutien au logement communautaire.
- La mixité de la clientèle permet non seulement à des gens à faible revenu de se loger à prix abordable mais elle permet également pour ceux qui sont à moyen revenu de le faire également. (ménages légèrement au-dessus des plafonds de revenu déterminant les besoins impérieux. Ex : on pense à une famille de 3 à 4 enfants dont lun des parents travaille).
Les enjeux :
- Réaliser une véritable décentralisation en matière de logement, de façon à favoriser un développement en fonction des besoins identifiés par le milieu. Réclamer du gouvernement fédéral, des investissements dans le développement de nouveaux logements sociaux ;
- Articuler les nouveaux programmes, les mesures de développement et de restauration de logements, de façon à les rendre plus accessibles aux petites municipalités et aux agglomérations de recensement ;
- Assurer la cohésion et lintégration des programmes entre les différents réseaux, public, social et communautaire de façon à permettre que le logement donne accès à un éventail de services et de mesures de soutien pour les résidants. La pluralité des intervenants (COOP OBNL OMH, etc.) doit être prise en compte en fonction des besoins régionaux ;
- Assurer la pérennité et lévolution du parc existant dans une perspective de développement durable ;
- Combattre la pauvreté ainsi que toutes les conséquences socioculturelles qui sy afférent
- Assurer la reconnaissance et le financement du soutien communautaire pour les organismes intervenant dans le secteur du logement ;
- Mettre en uvre un code national du logement, incluant des normes de salubrité, qui pourrait être géré et administré par les MRC ou les villes dagglomération. La nationalisation dun tel règlement mettrait sur le même pied dégalité les grands centres, qui bénéficient déjà de règlements municipaux à cet égard, et les petites municipalités qui nont certes pas les moyens de mettre en application une telle législation.
- La régulation du marché (le contrôle des loyers doit être maintenu et bonifié par le biais du dépôt des baux ce qui limiterait de façon significative les hausses de loyers abusives), la Régie du logement devrait avoir une législation renforcée à légard de la discrimination, de lamélioration des recours, des délais et de tout autre moyen administratif acceptable par les parties.
Contexte régional et diverses problématiques
Les particularités de notre MRC
Nous désirons informer le lecteur que les statistiques du contexte régional et des diverses problématiques sont tirées de :
- « Lhabitation au Québec » profil statistique de lhabitation Chaudière-Appalaches réalisé par la Société dhabitation du Québec.
- Le rapport annuel 2003-2004- Office municipal de la Ville de Thetford Mines.
Dans notre région, certaines problématiques ont ou auront un impact majeur sur le développement socio-économique. Comme le Québec, notre région néchappe pas au vieillissement relatif de sa population ; ce phénomène y est même un peu plus prononcé. Dans le tableau ci-dessous vous trouverez par organisme et municipalité le nombre de logement communautaire dans la MRC de LAmiante.
Logement communautaire
RÉPARTITION PAR TYPE DE CLIENTÈLE |
Familles et personnes âgées |
Personnes âgées en légère perte dautonomie |
Clientèle spéciale |
38 unités |
37 unités |
36 unités |
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RÉPARTITION PAR MUNICIPALITÉ |
Thetford Mines |
Robertsonville |
Coleraine |
Disraëli |
Beaulac |
68 unités |
12 unités |
6 unités |
15 unités |
10 unités |
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RÉPARTITION PAR MUNICIPALITÉS (unités HLM) |
Thetford Mines |
Coleraine |
Disraëli |
Beaulac |
St-Pierre de Broughton |
St-Jacques de Leeds |
East Broughton |
Adstock |
192 |
11 |
24 |
10 |
13 |
13 |
15 |
10 |
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- Dans notre région, lexode des jeunes et le vieillissement de la population sont des facteurs à considérer lors de lélaboration dune éventuelle politique dhabitation. Ce phénomène entraîne le fait que dune part, il y a des constructions de complexes pour retraités et dautre part, des maisons laissées vacantes par des propriétaires qui nont pas toujours les moyens de les rénover, ce qui entraîne parfois le déclin de certains quartiers dune municipalité ou dun village.
- Le profil statistique de la SHQ démontre que dans la région Chaudière-Appalaches le coût mensuel dun logement 2 chambres à coucher a connu une augmentation de 15% entre 1998 et 2003 par opposition à 13,7% en moyenne dans les centres urbains du Québec. Cette statistique étonne mais démontre que le problème de disponibilité nest pas seulement pour les grands centres. On remarque de moins en moins de mise en chantier de logements locatifs ;
- Nous vivons donc, suite à ces phénomènes, une détérioration physique et sociale desdits quartiers ou village. Les changements de population de ces quartiers nous obligent à tenir compte des facteurs importants comme la composition des ménages et leurs revenus. La proximité et la disponibilité des services et labsence de transport en commun ont également un impact important dans notre région.
- Il faut noter que le coût médian du logement dans la région est le moins élevé au Québec et lécart des coûts médians entre les propriétaires et les locataires y est pratiquement nul, contrairement à ce quon observe dans la plupart des régions ;
- À Thetford Mines, un locataire sur cinq consacre plus de 50 % de ses revenus afin de payer son loyer;
- À loffice municipal dhabitation de Thetford Mines les ménages qui sont actuellement en attente dun logement consacrent tous plus de 40% de leur revenu pour se loger sauf les ménages de personnes âgées où cette proportion est de 36%. La moyenne de revenus pour les familles(1c.c) est de 754$ par mois, alors que le loyer moyen est de 322$ par mois, ce qui représente 42% du revenu pour se loger. La clientèle famille représente 61% des requérants inscrits sur notre liste dattente.
- On peut supposer que dans la municipalité, même sil ny a pas de pénurie de logements, ceux qui sont disponibles ne sont pas nécessairement dans un état habitable .Donc les besoins en logements sociaux existent toujours et la construction de nouveaux logements savérerait une excellente initiative pour les résidants moins bien nantis de la région.
- Dans la région de lAmiante le taux de propriétaire est relativement élevé et atteint 73.9% contre 26.1% de locataires ;
- Lâge des propriétaires se situe entre 34 et 54 ans et celui des locataires entre 25 à 44 ans et entre 55 à 75 ans ;
- En ce qui à trait aux locataires :
- 55% sont des ménages locataires dune personne.
- 18% sont des couples sans enfants
- 14% sont des couples avec enfants
- 13% sont des familles monoparentales
- Les logements offerts en location sont :
- 5% studio
- 25% chambre à coucher (c.c.)
- 42% 2 c.c.
- 22% 3 c.c.
- 6% 4 c.c.
Quelques constatations et éléments de problématique
- La hausse des coûts de construction ;
- Un phénomène nouveau mais structurel est apparu «lopportunisme» du marché, le secteur privé délaissant les groupes de locataires économiquement moins rentables ;
- On remarque un phénomène de rareté de logements dans certaines de nos municipalités.
La rareté de logements est en fonction de la composition des ménages en relation avec la typologie des logements.
- Lâge médian des couples sans enfants et des ménages dune personne est relativement plus élevé dans notre MRC (plus de 50 ans) que dans le reste de la région.
Cela signifie un besoin accru de logement 3½ pièces ;
- La MRC de LAmiante se distingue du reste de la région par une proportion plus élevée des ménages propriétaires composés de deux personnes.
Du côté des ménages locataires, la MRC de LAmiante se démarque par une forte concentration de ménages dune seule personne ;
- La rareté de logements est un phénomène marqué dans les municipalités rurales. Les différents programmes du gouvernement ne sont pas adaptés aux réalités des petites municipalités, notamment en ce qui concerne la participation exigée du milieu.
Par ailleurs, le nombre dunités minimale nécessaire à la rentabilité dun projet dans le programme AccèsLogis est trop élevée en rapport avec les besoins réels;
- Des municipalités sont au prise avec un manque de terrains constructibles ( Thetford Mines);
- Beaucoup de logements existants reflètent quil y a eu peu defforts de restauration ;
- Les municipalités rurales ne peuvent pas agir seules. La concertation régionale devient absolument nécessaire hors de la ville centre, dou limportance dune concertation sur la base dobjectifs inscrits dans les instruments régionaux de planification en lien avec la M.R.C...
Dans ce contexte, les organismes qui travaillent au développement du logement social à cause de leur expertise et de la permanence de leurs ressources, devraient être des acteur-clé dans la réalisation et la gestion des programmes mis en place par le gouvernement.
Recommandations
Après avoir pris connaissance de ces faits et des impacts constatés pour nos communautés et nos citoyens, les membres de la table croient opportun de vous faire un certain nombre de recommandations qui visent globalement à améliorer lefficacité et lefficience des interventions dans un esprit de développement durable i.e. qui englobe tous les aspects, sociaux, environnementaux et économiques dans une perspective de moyen et long terme :
En regard des principes de la politique
Il faut des programmes où nous avons une combinaison des aides à la personne et à la construction cest une approche à maintenir et à améliorer, notamment parce que laide à la pierre assure un lien entre laccès des ménages à un logement de qualité, ce qui ne confère pas automatiquement une allocation-logement.
Cette allocation minime ne doit pas être considérée ou faite au détriment du logement social. Elle noffre pas plus de logements, ni de logement en meilleur état dhabitabilité et doit demeurer une formule dappoint et non une solution au problème.
Ladoption dune politique dhabitation doit aller de pair avec celle dune politique globale de lutte à la pauvreté et une politique dhabitation doit garder en vue loccupation du territoire, des investissements annuels et récurrents pour le développement du logement social, accessible à lensemble des municipalités de notre territoire et adaptés aux réalités de ces dernières.
Assurer des passerelles entre les différentes formules, développer des leviers de partenariat financier et permettre aux régions un accès plus facile aux différents programmes gouvernementaux
Il faut intégrer à la politique dhabitation toute la notion de la qualité de vie. Nous croyons que lon devrait souligner ici limportance de soutenir les petits propriétaires privés dans leur effort de mise à niveau de leurs logements. En région, la rétention des personnes âgées dans leur maison et laccueil de nouvelles familles passent nécessairement par des stratégies visant à consolider (rénover) les résidences et logements existants.
IL faut que le mécanisme daccès au logement social favorise les personnes qui en ont le plus grand besoin.
En regard des objectifs de la politique
Dans les régions, adapter les paramètres des programmes de façon à réaliser de petits ensembles immobiliers pouvant rejoindre les besoins réels des petites municipalités.
Une participation minimale du milieu pourrait être maintenue puisquelle démontre, en quelque sorte, un intérêt pour la réalisation dun projet.
La politique devrait tenir compte des réalités des régions de moins de 2000 habitants. Pour ce faire, la subvention de la Société dhabitation du Québec pourrait être haussée sans toutefois augmenter les coûts de réalisation admissibles pour fin de subvention (ex : 50% à 75%) afin datteindre le coût du loyer médian « réel » du milieu.
Mettre sur pied des programmes de rénovations.
En regard des enjeux et des programmes
Reconnaissance et financement du soutien communautaire.
Le développement du logement social et communautaire exige des investissements importants de la part de tous les collaborateurs. Il ne faut cependant pas oublier que les organisations communautaires oeuvrant dans le domaine doivent être appuyées par un financement adéquat. En effet, les citoyens(nes) ont besoin des ressources existantes dans leur milieu de façon continue.
Adopter des mesures pour favoriser le développement dunités de logements sociaux pour familles, personnes seules et personnes âgées dans le milieu rural, semi-urbain et dans les régions éloignées et adapter la contribution du milieu posée par les programmes gouvernementaux en fonction de la capacité de payer des partenaires.
Mettre en uvre un code national du logement qui pourrait être géré et administré par les MRC ou les villes dagglomération.
Constats et résolutions
Le lecteur doit considérer que les constats ne sont pas inscrits selon leur importance mais plutôt dans un ordre aléatoire.
1er constat :
Le droit au logement signifie aussi la capacité de payer sans avoir à se priver de dautres besoins essentiels, davoir laccès au logement sans discrimination etc. De plus, ce droit doit être reconnu pour toutes les personnes ou familles, quels que soient leur revenu, leur sexe, leur origine ethnique, leur condition sociale, leur croyance religieuse, leur santé physique ou mentale.
Résolution :
La politique doit intégrer le droit au logement comme un principe fondamental, ce droit au logement ne signifiant pas seulement davoir un toit sur la tête, il convient de linterpréter comme le droit à un lieu où lon peut vivre en sécurité, dans la paix et dans la dignité;
2e constat :
Les résidents des petites municipalités ne peuvent se prévaloir de programme dhabitation qui tient compte de réalités sociales économiques de leur milieu.
Résolution :
La politique devrait permettre des mesures de développement et de restauration de logement accessibles aux petites municipalités et aux agglomérations de recensement.
3e constat :
- Se donner des objectifs collectifs à légard du maintien et du développement du parc de logements.
- Assurer une meilleure cohésion entre les différents ministères.
Résolution :
- Assurer la cohésion et lintégration des programmes entre les différents réseaux, public, social et communautaire de façon à permettre que le logement donne accès à un éventail de services et de mesures de soutien pour les résidants. La pluralité des intervenants (COOP OBNL OMH, etc.) doit être prise en compte en fonction des besoins régionaux ;
- Investir sur une base annuelle et récurrente dans le développement du logement social, accessible à lensemble des municipalités de notre territoire et adaptés aux réalités de ces dernières.
- Il est important que la politique introduise la notion darrimage entre les instruments de planification et de développement au niveau régional (la MRC) et les moyens daction en habitation.
4e constat :
La dimension dappropriation et de prise en charge des conditions dhabitation par les résidants et leur communauté sont toujours des gages de réussite à long terme, tant au niveau immobilier, quau niveau social.
Résolution :
Cette politique doit reposer sur une analyse profonde des besoins réels en matière dhabitation qui prends en considération la multitude de réalités des régions qui diffèrent des grands centres ;
Les programmes permettant la prise en charge par la population de leur condition de logement par le biais dOBNL de Coopératives et O.M.H doivent être maintenus et bonifiés de façon à les rendre accessible aux municipalités rurales et aux agglomérations de recensement.
5e constat :
Il est important de sensibiliser et de donner les moyens aux différents organismes et intervenants locaux afin quils puissent simpliquer dans le développement de logements communautaires.
Résolution :
La politique doit assurer le financement adéquat et récurrent pour le maintien et la consolidation des organismes de soutien au développement du logement social communautaire.
6e constat :
Une politique dhabitation doit favoriser larrivée de nouveaux citoyens y compris les immigrants, palier à lexode des jeunes , favoriser laccroissement de la population et toujours dans une préoccupation de la qualité de vie des citoyens et de loccupation du territoire;
Cette politique doit permettre de contrer la détérioration physique des habitations dans les quartiers existants depuis de nombreuses années et ainsi prévenir «la détérioration » même de ces vieux quartiers;
Résolution :
La politique doit donc permettre aux résidents des municipalités rurales et aux agglomérations de recensement de se prévaloir des différents programmes dhabitation qui tiennent compte des réalités économiques de celles-ci et dont la portée sera transversale, cest-à-dire que la politique engagera lensemble de lappareil gouvernemental. Cette politique devra assurer la cohésion entre les diverses autres politiques (ex : Politique nationale de la ruralité), règlements ou lois actuellement en vigueur (ex : Loi de lutte à la pauvreté), ou à venir.
7e constat :
Afin dassurer une meilleur équité pour les ménages;
Résolution :
- Maintenir des normes nationales.
- Maintenir le seuil de 25% maximum des revenues pour se loger.
- Revoir le règlement dattribution afin de sajuster aux nouvelles réalités des ménages.
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